Cours en entreprise : pièges et conseils

Je donnais des cours en entreprise depuis trois ans. Lors d’un entretien de travail, la directrice d’une école de langues me posa une question qui, sur le coup, me semblait être une question piège : “Es-tu capable d’improviser un cours ?” Peut-être qu’en disant “oui” trop rapidement et en étant trop sûr de mon fait, elle allait penser que c’était une de mes habitudes favorites et que le bus ou le métro étaient mes lieux de prédilection pour préparer un cours !

Avec le temps et les années d’expérience en entreprise, je me suis rendu compte que cette question était très pertinente car un cours en entreprise est bien souvent à des années-lumière de ce qu’on avait prévu.

Voici donc cinq pièges que j’ai rencontrés et comment, au fil du temps et après quelques déboires, j’ai appris à les esquiver …

1- Les changements de salle :

Vous êtes ravi, vous avez bien préparé votre cours, vous savez désormais que vous pouvez utiliser le projecteur flambant neuf que la boîte vous laisse gentiment pour vos cours et là, surprise, on vous annonce à votre arrivée que la salle est occupée par une réunion qui n’était pas prévue la veille … On vous invite aimablement à faire votre cours dans une salle sans fenêtre, sans projecteur, ni écran télé. Quatre murs, une table, trois chaises …

Mon conseil : sauf si vous êtes certain de toujours pouvoir compter sur le même matériel, essayez de prévoir des activités de secours : des photocopies, des jeux de rôle, voire des p’tites dictées (votre petite vengeance pour le coup de la réunion pas prévue) …

2- Les nouvelles têtes en cours de route :

Tout va bien, votre groupe de quatre/cinq élèves tourne bien, leur niveau est homogène, leur progression aussi, bonne ambiance pendant les cours. Un beau jour, on frappe à votre porte et la responsable de formation vous demande gentiment (comment lui dire non ?) d’intégrer un nouvel élève dans votre groupe. L’élève est caché derrière la responsable et vous regarde de ses yeux implorants … ou menaçants ! Et vous vous demandez bien comment vous allez caser la nouvelle recrue.

Mon conseil : faites comprendre dès le début au nouvel élève que, même si vous ferez tous les efforts possibles pour faciliter son intégration (par exemple en lui consacrant plus de temps ou en lui donnant des exercices supplémentaires), il devra aussi en mettre du sien. Profitez-en aussi pour demander aux anciens d’expliquer au nouvel arrivant ce qu’on a fait pendant les premiers cours. Non seulement cela renforcera l’esprit d’équipe mais cela vous permettra aussi de voir où en sont les autres.

3- Tensions au travail :

Non, vous n’êtes pas spécialement parano mais vous sentez quand même qu’il y a une chose qui ne tourne pas rond dans ce groupe. Vous êtes presque certain que si vous deviez les laisser entre eux quelques minutes, on entendrait les mouches voler ou les manuels de français voler ! Impossible à deviner ce qui se passe étant donné que vous ne passez que quelques heures par semaine dans l’entreprise. Et quand on sait que les indiscrets ne sont jamais les bienvenus, inutile de chercher à en savoir plus …

Mon conseil : on peut évidemment parler du fonctionnement et de l’activité de l’entreprise de manière globale et impersonnelle mais évitez d’entrer dans la sphère privée. Le type de question : “Alors, bonne ambiance au boulot ?” ou les phrases du type “Tu n’as eu que deux semaines de vacances cette année !” sans parler des allusions maladroites aux salaires ne mettent jamais les élèves à l’aise parce que cela peut impliquer plus d’une personne présente dans la salle.

Et brisez la glace, faites-leur faire des jeux, peut-être qu’avec un peu de bonne volonté, ils laisseront les tensions de côté, ne serait-ce que le temps du cours !

4- Les annulations :

Le cours vient de se terminer, vous rangez vos affaires, un de vos élèves qui plie aussi bagage vous dit d’un ton tranquille: “Ah, au fait, on ne se reverra pas d’ici trois semaines !” Vous faites semblant de prendre ça à la légère, vous lui dites que ce n’est pas grave mais au fond de vous-même vous bouillez car voilà votre calendrier totalement décalé et vos objectifs revus à la baisse.

Mon conseil : notez ce que vous faites après chaque cours, archivez tout, cela vous évitera de vous y perdre. Si plusieurs semaines se sont écoulées depuis le dernier cours, un petit rappel de la dernière séance à votre retour ne fera pas de mal. Cela permettra de renouer le lien et de repartir sur de bonnes bases.

5- Le manque de motivation :

Vous êtes motivé, vous êtes plein de bonne volonté, dynamique, enthousiaste, vos activités sont impeccables mais votre motivation ne trouve pas d’écho … Tous les élèves ne vont pas en cours parce qu’ils en meurent d’envie ou parce qu’ils rêvent en français ! Beaucoup le font par obligation professionnelle et c’est une chose que nous devons tous assumer !

Mon conseil : Essayez de leur faire voir le bon côté des choses, ils ont la chance de pouvoir apprendre une langue nouvelle et l’entreprise leur paie (normalement) les cours ! Et n’imposez pas les devoirs à la maison sauf s’ils le demandent. Essayez d’être compréhensif : même s’ils apprécient vos cours, le français n’est pas toujours leur priorité !

 

 

 

 

 

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“À l’arraché” ou “à l’arrache” ? (+ autres expressions)

On m’a souvent demandé la différence entre ces deux expressions qui proviennent du même infinitif, le verbe arracher, mais qui s’utilisent dans des contextes différents.

Avant toute chose, il faut préciser qu’à l’arrache est informel alors qu’à l’arraché ne l’est pas.

– On obtient quelque chose à l’arraché lorsqu’on l’obtient de manière inespérée. Par exemple, les deux partis sont parvenus à un accord à l’arraché. Ou le cycliste a remporté le sprint à l’arraché.

à l'arrachée

– On fait quelque chose à l’arrache lorsqu’on le fait à la dernière minute et généralement de manière bâclée, peu soignée. À l’arrache est synonyme de “au dernier moment”, “à la hâte” (très formel).

Précision importante : l’arraché est un nom masculin qu’on emploie notamment en haltérophilie. On le trouve souvent mal écrit au féminin. Pour plus d’infos : http://parler-francais.eklablog.com/a-l-arrache-e-a83637968

On trouve le verbe arracher et des dérivés de ce verbe dans d’autres expressions courantes.

un vol à l’arraché : si le “volé” a l’objet dans la main pendant que le voleur essaie de le lui subtiliser, on parle de vol à l’arraché. Très courant lorsque les voleurs sont à moto par exemple.
(avoir envie de) s’arracher les cheveux : devenir fou dû à une situation stressante ou très désagréable
s’arracher : verbe plutôt démodé qui signifie partir, s’en aller. À la mode il y a une vingtaine d’années mais de moins en moins utilisé dans ce contexte. Cependant, on utilise encore s’arracher dans un contexte sportif mais avec un sens différent: le sprinter s’est arraché dans les derniers mètres pour gagner la course (le sprinter n’est évidemment pas parti ! Il a tout donné, il a puisé dans ses réserves pour gagner la course).
être menteur comme un arracheur de dents : mentir sans aucun scrupule (voici l’origine de l’expression : http://www.linternaute.com/expression/langue-francaise/95/mentir-comme-un-arracheur-de-dents/)

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L’expression du jour : l’âge mental ( + l’âge dans les expressions courantes)

L’âge mental s’oppose à l’âge biologique.

On parle d’âge mental pour parler de la maturité d’une personne, de sa capacité à se comporter de manière mûre et responsable.

La plupart du temps, on utilise l’âge mental de manière péjorative pour parler d’une personne chez qui on observe une différence entre son âge biologique et son âge mental.

On l’utilise beaucoup plus pour dire d’une personne qu’elle n’est pas mûre que pour le cas contraire. En effet, on l’utilise rarement pour parler d’une personne de 15 ans qui est mûre. Dans ce cas, on dira tout simplement que c’est une personne mûre ou en avance pour son âge.

Quelques expressions avec l’âge :

l’âge bête : se réfère en général à l’âge adolescent. Même si tous les adolescents ne sont pas bêtes, c’est quand même l’âge où l’on ricane bêtement, où l’on fait des chuchoteries, où l’on rougit pour un rien, d’où cette définition parfois fidèle à la réalité !

le bel âge : se dit en général de la jeunesse.

– le troisième âge : les personnes du troisième âge sont les personnes âgées.

grand mère

faire son âge / ne pas faire son âge : on dit d’une personne qu’elle fait son âge si son apparence correspond à son âge biologique. On l’emploie généralement pour dire que cette personne est marquée par l’âge, qu’elle ne fait pas jeune. Au contraire, on dit d’une personne qu’elle ne fait pas son âge si elle semble plus jeune.

être en âge de : avoir l’âge pour. Par exemple, “à 18 ans, il est en âge de travailler et de se marier” = il a l’âge pour travailler et se marier.

“C’est l’âge !” : Interjection qui sert à utiliser l’âge comme excuse lorsqu’on fait une erreur.

Pour terminer, j’aimerais revenir sur l’adjectif âgé qui pose problème à plus d’un élève. Même si l’on parle effectivement de personnes âgées pour parler des personnes d’âge avancé, l’adjectif âgé peut s’appliquer à n’importe quelle personne. Par exemple, je peux parler d’un enfant âgé de 5 ans ou dire que je suis plus âgé que mon frère (même si je ne suis pas une personne âgée !).

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Le verbe du jour : remuer

Selon le contexte, le verbe du jour est synonyme de : bouger, changer, secouer.

Si l’on regarde de plus près le verbe remuer et son étymologie, on y trouve le verbe muer qui est aussi synonyme de changer. Par exemple, la voix des garçons mue pendant l’adolescence. Certains reptiles (les lézards et les serpents) muent en perdant leur peau. Ce phénomène est appelé la mue. Il est important de souligner que le verbe remuer n’a pas de dérivé nominal (la remue n’existe pas !).

Selon le contexte, remuer peut prendre différents sens :

– en cuisine, remuer serait le contraire de laisser reposer. À l’aide d’une cuillère ou d’un autre ustensile, on remue une soupe dans une casserole pour éviter qu’elle brûle ou qu’elle reste collée au fond de la casserole. En revanche, je ne dirais pas que je remue des oeufs, je dirais plutôt que je bats des oeufs.

– une personne qui n’arrête pas de remuer est une personne qui bouge beaucoup (tellement qu’elle en devient agaçante). Dans ce contexte, remuer peut avoir une connotation négative alors que l’adjectif remuant est plutôt positif (une personne remuante est en général dynamique et active).

Quelques expressions contenant le verbe remuer :

*remuer ciel et terre : faire toutes les démarches possibles et imaginables en vue d’obtenir ou de résoudre quelque chose.

Exemple : Il a remué ciel et terre pour obtenir son visa.

*remue-méninges : en langage familier, les méninges désignent le cerveau (comme dans l’expression se creuser les méninges). Si l’on remue nos méninges, on comprend donc qu’on réfléchit de manière intense. Un remue-méninges est l’équivalent de l’anglais brainstorming.

*remue-ménage : à ne pas confondre avec le mot précédent. Un remue-ménage est un grand bruit, un grand vacarme.

remue ménage

Exemple : Vivement que mes voisins mettent fin aux travaux, ce remue-ménage me fatigue.

*remuer la merde : cette expression vulgaire et imagée (et à utiliser avec précaution !) parle d’elle-même. Une personne qui aime remuer la merde est une personne qui aime remettre sur le tapis d’anciennes histoires que tout le monde préfère oublier.

Exemple : Comme tu adores remuer la merde, tu n’as pas pu t’empêcher de lui reparler du divorce !

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L’expression du jour : en remettre une couche

Non, l’expression du jour n’a rien à voir avec la peinture (malgré la photo que j’ai choisie), la pâtisserie ou les bébés !

En remettre une couche signifie qu’on insiste lourdement, qu’on exagère ou qu’on répète quelque chose alors que personne ne nous l’avait demandé. On en remet une couche quand on manque de discernement (la capacité d’observer et de distinguer) et de bon sens ou de jugeote.

Pour bien illustrer cette expression, voici quelques exemples en contexte:

– Lors d’une conversation, une personne semble gênée ou vexée parce qu’on vient de lui poser une question embarrassante. Si vous remettez le même sujet sur le tapis, si vous revenez à la charge, vous venez d’en remettre une couche !

couche de peinture

– Vous assistez à un concert de musique horripilant, visiblement les musiciens ne sont pas dans un bon jour. Alors que tous les spectateurs, pressés d’en finir, pensent que le concert est terminé, les musiciens décident de faire “durer le plaisir” et de jouer un autre morceau. Ils en remettent une couche (ils ne sont pas rendus compte que le public en avait marre) !

Il est intéressant d’observer que cette expression est dérivée d’une autre expression du XIXème siècle “en tenir une couche” qui est encore utilisée aujourd’hui pour parler d’une personne bête. Comme si cette couche nous “embuait” l’esprit et le jugement …

En remettre une couche est encore très utilisée aujourd’hui. On emploie aussi l’expression similaire en rajouter.

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Le jargon hippique dans le vocabulaire courant …

Une personne qui visite la France pour la première fois risque d’être assez surprise par la forte présence du milieu hippique et surtout des paris hippiques dans la vie quotidienne des Français.

Revues spécialisées en kiosque grâce auxquelles les passionnés se renseignent sur les courses à venir, la forme des chevaux et des jockeys ou les cotes (par exemple une cote à 10 contre 1 si le parieur pense que le cheval a dix chances de perdre contre une chance de gagner), résultats du tiercé/quarté/quinté aux heures de grande audience (pour les non-initiés, le tiercé consiste à trouver les trois premiers arrivants de la course, le quarté les quatre, etc …), noms d’hippodromes, chevaux et courses devenus familiers pour un grand nombre de Français (même pour ceux qui n’ont jamais parié), sans oublier l’incontournable bar PMU (PMU – Pari Mutuel Urbain – étant la société qui gère les paris hippiques) où le parieur peut suivre les courses en direct. Impossible de passer à côté, les courses sont partout !

D’autre part, il est bon de rappeler que l’équitation est, en France, le troisième sport qui compte le plus de licenciés !

bar PMU.

Cette passion pour les courses et pour les chevaux trouve donc naturellement écho dans le vocabulaire quotidien et les expressions courantes :

En cliquant sur le lien suivant http://eclaircie.canalblog.com/archives/2010/06/03/18103691.html, vous trouverez une liste exhaustive d’expressions directement inspirées du milieu hippique.
Parmi ces expressions, je me suis permis de sélectionner les plus courantes et d’en donner une brève définition:

mettre (à une personne) le pied à l’étrier : l’étrier est l’anneau dans lequel le cavalier met le pied pour grimper plus facilement sur le cheval.

= mettre une personne sur les bons rails, sur la bonne voie, donner un coup de pouce à quelqu’un.

se remettre en selle : comme le cycliste sur son vélo, le cavalier est assis sur une selle. Se remettre en selle, comme on peut le deviner, signifie qu’on est de nouveau sur la bonne voie après une période difficile.
= se rétablir, se redresser

lâcher la bride à quelqu’un : la bride est un ensemble de lanières (= bandes de cuir) dans laquelle on passe la tête du cheval (voir photo ci-dessous). Quand on retire la bride, on libère la tête du cheval. Lâcher la bride signifie donc rendre ou donner liberté d’action et de manoeuvre.
On trouve également le mot bride dans l’expression à bride abattue qui signifie à toute vitesse.
Exemple : Il devait être pressé car il est parti à bride abattue.

bride

ménager sa monture : dans ce cas, la monture désigne le cheval (ce mot peut aussi désigner d’autres animaux). Cette expression signifie faire une pause, prendre un peu de repos.
Exemple : Tu devras ménager ta monture si tu veux arriver en forme au moment des examens.

avoir des oeillères : les oeillères sont placées sur les yeux des chevaux pour éviter qu’ils ne regardent sur les côtés lors de la course (et du même coup éviter que le cheval se distraie). Une personne qui a des oeillères est une personne aux idées étroites.

tenir les rênes : le cavalier dirige le cheval à l’aide des rênes. Tenir les rênes signifie contrôler, commander.

être à cheval sur : se dit par exemple d’une personne qui est à cheval sur le règlement, c’est-à-dire qu’elle suit le règlement à la lettre, qu’elle l’applique scrupuleusement.

monter sur ses grands chevaux : s’emporter, s’énerver au point de devenir agressif.

J’invite les lecteurs qui aimeraient se familiariser avec ce jargon à cliquer sur ce lien http://www.turfoo.fr/dictionnaire-hippique/. Ils y trouveront un lexique très ample du milieu hippique.

Pour réutiliser les expressions que j’ai citées précédemment, voici un petit exercice :

– Mon chef croit qu’il commande mais ce n’est pas lui qui ………………. de l’entreprise !
– Je dois remercier mon ami qui m’a …………………… dans le monde du spectacle. Sans lui, je n’y serais jamais entré.
– C’est impossible de débattre avec eux. Ils ont des …………., ils ne veulent rien entendre et en plus ils montent tout de suite …………….. !
– Ils ne pardonnent aucun retard car ils sont ………………….. sur les horaires.

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L’expression du jour : un grand dadais

Quelle est la première image qui nous vient à l’esprit lorsqu’on parle d’un grand dadais?

Celle d’un adolescent, les bras ballants (tout raides et le long du corps), trop grand pour son âge (tiens, tiens, ça commence à me dire quelque chose !), pas encore musclé, boutonneux et niais. Être niais (on dit aussi nigaud), c’est rire, ricaner pour rien, c’est raconter des bêtises en permanence (oui, vraiment, je me revois à 14 ans !). Le grand dadais est un peu lent, emprunté, maladroit, il ne sait pas que faire de ce corps trop grand et “encombrant” …
Grand dadais fait toujours référence à un homme.

Le grand dadais c’est par exemple le grand Dalton (Averell) :

averell dalton

Un adulte aussi peut être appelé grand dadais car on emploie aussi cette expression péjorative pour se référer à une personne immature ou qui fait des choses qui ne sont pas de son âge. Par exemple, un père de famille qui passe plus de temps que ses enfants sur la console de jeux !

L’origine du mot dadais n’est pas très claire. Il semblerait qu’il vienne d’une onomatopée mais je ne vois pas très bien à quel son il pourrait correspondre. Je rappelle que l’onomatopée est la transcription écrite d’un son (Miaou ! Clap-clap ! Ding-dong ! …).

Dadais pourrait être un dérivé de dada qui, dans le langage familier et enfantin, signifie cheval.
À ce sujet, on se rappelle du fameux slogan de Omar Sharif dans une publicité pour le tiercé (course de chevaux) : “Le tiercé, c’est mon dada !” Jeu de mots sur le double sens de dada : cheval et passion.

Pour parler d’une personne grande et maigre, on trouve également l’expression grand échalas (un échalas est un pieu servant à soutenir la vigne). Néanmoins, cette expression ne couvre que l’aspect physique de la personne.

Enfin, pour les lecteurs hispanophones, je n’ai trouvé qu’une traduction satisfaisante à grand dadais : grandullón.

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