La Dordogne et Bordeaux

Ma femme m’attend à la sortie de mon cours au Conseil Nucléaire. Direction la Dordogne. À Aranda del Duero, je suis énervé au moment de prendre le volant car la serveuse d’une aire de repos ne trouve rien de plus intelligent à dire que la France et l’Allemagne sont des pays très sales où il n’y absolument rien à voir! Sympa la serveuse. Elle a réussi à m’énerver pour le reste de la journée. Heureusement que la perspective du voyage m’apaise un peu.
Je suis définitivement calmé en découvrant San Sebastian, notre première halte où nous arrivons de nuit et d’où nous devons repartir le lendemain matin afin de poursuivre notre route vers la France. Nous avons quand même eu le temps de faire un petit circuit des “pintxos” arrosés de txakoli et de parcourir les quartiers donnant sur la mer.

Le lendemain matin, nous voilà en route pour la Dordogne. Nous avons prévu de faire un arrêt à Saint-Émilion qui se trouve à 40 kilomètres à l’est de Bordeaux et qui est connu pour son activité vinicole et son appellation d’origine contrôlée. Le village vit au rythme du vin. À l’office du tourisme, on nous remet une brochure où l’on trouve toutes les exploitations pouvant être visitées. Curieux d’en apprendre plus, nous nous rendons chez la famille Puyol, propriétaire d’une exploitation familiale où nous avons droit à une dégustation (de rouge et de rosé) et à un accueil très sympa.

Sur le chemin de Sarlat, nous faisons un détour par Bergerac où, malgré le nom, Cyrano n’a jamais vécu ni mis les pieds! La ville exploite tout de même le filon de Cyrano dont la présence se fait sentir à chaque coin de rue… Nous parcourons les jolies ruelles et nous prenons un verre dans un bar à l’ambiance très chaleureuse.

Après deux heures de route (la route de Bergerac à Sarlat est plutôt tortueuse et surtout très mal éclairée, les collectivités locales devraient en prendre note!), nous arrivons à Sarlat-la-Canéda en soirée. À peine entrés dans la ville, nous trouvons facilement un parking à quelques pas de l’hôtel. Gros coup de bol paraît-il! Une fois installés dans notre chambre d’hôtel, nous nous rendons à “L’octroi”, un restaurant que le réceptionniste nous recommande sans hésiter et qui ne nous déçoit pas. Puis retour à la chambre pour nous reposer un peu et pour voir un peu la télé française…
Le hasard veut que le samedi matin soit le jour du marché de Sarlat. Nous déambulons donc sur le marché local où beaucoup de produits locaux sont étalés et aguichent l’oeil et les narines du badaud. Nous nous contenterons de dévorer des yeux ceux qui sont mauvais pour le cholestérol!

Nous profitons de cette balade pour apprécier l’extraordinaire centre de Sarlat et ses maisons datant du Moyen-Âge. Comme celle de la Boétie:

Comme en mars les hordes de touristes qui envahissent les rues de Sarlat ne sont pas encore arrivées, nous avons tout le loisir de prendre des photos et d’explorer les charmantes ruelles à notre aise.

Sarlat doit énormément à Malraux, écrivain et ancien ministre de la Culture, puisque la loi Malraux datant de 1962 a permis de préserver le centre historique de Sarlat et de le protéger des plans d’urbanisation.

En début d’après-midi, nous partons pour Beynac. Depuis les hauteurs du château, nous profitons d’une vue imprenable sur la Dordogne et ses environs.

Puis notre itinéraire et notre intuition nous conduisent à La Roche-Gageac (qui nous a paru étonnament calme, voir photo ci-dessous) et à Domme.

Sur le chemin du retour à Sarlat, nous passons par une ferme de foie gras où l’on nous explique les méthodes utilisées pour le gavage des oies. Même si le gavage n’est pas particulièrement agréable à regarder, il faut quand même rappeler que les petites exploitations n’utilisent normalement que des céréales alors que d’autres exploitations industrielles y ajoutent des composants animaux. Le principe du gavage reste le même mais quoi de plus anti-naturel que de gaver des oies et des canards avec des carcasses d’animaux broyées…

La journée se termine par un bel hommage gastronomique au restaurant Le Grand Bleu. Nous y faisons une entrée remarquée puisqu’un véritable déluge nous a surpris et nous arrivons trempés jusqu’aux os…

Dimanche matin, nous quittons la jolie ville de Sarlat. La journée est placée sous le signe de la préhistoire puisque nous visitons tout d’abord le musée de la préhistoire des Eyzies.

Et bien sûr la fameuse grotte de Lascaux qui se trouve à quelques kilomètres de Mérignac. C’est plus exactement une représentation de la grotte (appelée Lascaux II) puisque, par souci de préservation, l’originale est fermée depuis l’année 1983.
Malgré cela, la visite reste un moment fort, émouvant et instructif. Nous faisons la visite accompagnés par un groupe d’américains curieux et spontanés. Ils bombardent de questions la guide qui y répond avec un grand professionnalisme…

Après une pause café à Périgueux où nous découvrons l’imposante cathédrale, nous arrivons à Bordeaux en début de soirée. Le temps menaçant nous contraint à reporter au lendemain notre tour de la ville.
La météo est avec nous car le soleil nous accompagne dès notre lever le lendemain. Le temps idéal pour découvrir l’élégante ville de Bordeaux, ses esplanades, ses places, ses quais et ses vieilles rues.

Il est déjà l’heure de repartir tout doucement vers Madrid. Comme nous avons du temps devant nous, nous faisons un détour par l’élégante Arcachon, très calme également à cette époque de l’année puis par la dune du Pyla, la dune la plus haute d’Europe. Après quelques efforts, nous atteignons tout essoufflés le sommet depuis lequel un superbe panorama s’offre à nous.

Nous ne nous éternisons pas car il est déjà l’heure de remettre le cap sur l’Espagne…

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4 Responses to La Dordogne et Bordeaux

  1. Pingback: La Dordogne et Bordeaux « Dialoguesmadrid - Les Mille et un Chateaux du Perigord | Les Mille et un Chateaux du Perigord

  2. Très joli site. Merci d’avoir publié mon article dans votre blog.

  3. miguel ángel yuste says:

    Merci Bertrand par ton blog et par ton effort. C’est très interessant et bien fait, et surtout, il démontre ton amour par la langue française et pour l’apprendre.
    Je voulais te dire que la serveusse d’Aranda de Duero était comme beaucoup de gens qui ne peuvent pas imaginer qu’il y a des choses et des lieux plus loin de ce qu’ils peuvent voir avec ses yeux. C’est pire pour eux!
    Merci a noveau
    Miguel Ángel Yuste
    (Étudiant de 4 niveau de Français

    • Bonsoir Miguel Ángel,

      merci beaucoup pour votre gentil message d’encouragement!
      Même si j’ai actuellement moins de temps pour mettre à jour le blog, j’espère faire de mon mieux pour que les internautes et élèves de français y trouvent leur bonheur!
      Avec le recul, je comprends mieux la réaction de la serveuse d’Aranda: elle est tout simplement victime du tourisme de masse! On balade rapidement les touristes d’un bout à l’autre de la France (ou de n’importe quel autre pays) mais on ne prend jamais le temps de bien observer, bien apprécier les gens et les ambiances… En voyage comme ailleurs, la quantité prime malheureusement sur la qualité…
      Bonne soirée à vous et bonne continuation dans votre apprentissage du français.

      Bertrand.

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